Tourisme et découverte

Biviers est peut-être ignoré par les dépliants et les circuits touristiques commerciaux, mais il fait bon s'y promener et découvrir nature et patrimoine au hasard des chemins.

Hôtellerie
Il n'y a pas - il n'y a plus - d'hôtel à Biviers, mais la région est bien équipée sur ce point, y compris à Montbonnot, Meylan, Corenc.
L'épicerie-bar de Biviers peut (sauf dimanche) vous servir le repas de midi (cuisine familiale, réserver au (0)476 521 264).
A Montbonnot, ....
A Meylan, on pourra trouver le Petit Nice, route de la Chicane, tout près de Biviers.
Bien sûr, les hôtes de Saint-Hugues peuvent se restaurer sur place et même y loger dans un beau cadre montagnard.

Les châteaux
Les châteaux de Biviers (Montbives, Franquières, Bontoux) ne se visitent pas.
Seule exception : celui de Serviantin, certains jours : prendre rendez-vous au ...

Patrimoine
L'église, la Mairie, St-Hugues ...
Dans les hameaux, fontaines, cadrans solaires, vieilles demeures ... (voir patrimoine)

Promenade en calèche
On peut rendre visite à la ferme buissonnière de Plate-Rousset, y effectuer une promenade en calèche le dimanche ou même louer cheval, calèche et cocher le temps d'un mariage. On pourra s'y procurer des produits fermiers, du panier d'oeufs à l'agneau de lait. La ferme organise également pour les groupes d'enfants des journées ou des demi-journées pédagogiques (renseignements au (0)476 902 107).

Marche
La marche dans les chemins de Biviers est une activité accessible à tous, mais il faut accepter de cohabiter avec les voitures. Cette distraction est très pratiquée sur toute la commune le dimanche après-midi, surtout au printemps.

Il est bien préférable de marcher sur les sentiers piétonniers, ceux de la zone habitée (assez rares) et surtout ceux de la forêt.

En zone habitée, un sentier partant du tennis (hameau de Bontoux), traverse le petit bois de Franquières puis les torrents grâce à des passerelles ; il rejoint (via quelques rues carrossables) le quartier des Evéquaux, de la Pommeraie, SuperU et même le CES de Saint-Ismier. Grâce à une piste en rive gauche du Piolet, on peut atteindre également la nationale (pour se rendre chez Primevère par exemple ou au salon de coiffure. Dommage que cette piste ne suive pas tout le cours du torrent du Piolet.).

D'autres sentiers permettent d'éviter des portions de routes carrossables

Randonnée en forêt de piémont

En zone forestière, on peut se promener sans risque avec les précautions d'usage (chaussures adaptées, éviter les orages, les fortes chutes de neige, les jours de chasse). On classera les sentiers de cette zone en cinq catégories.

1 - les sentiers montant à la route forestière en partant du :

Tous ces chemins comportent des variantes accédant indirectement à la route forestière.

2 - la route forestière, large, mais interdite à la circulation générale ; elle permet aux services publics l'accès aux réservoirs, l'exploitation forestière et l'entretien des barrages. D'altitude presque constante (550-600 m), elle est d'un parcours très facile dans une nature opulente et sauvage, procurant des points de vue remarquables sur la vallée du Grésivaudan, sur Belledonne et même sur le Mont-Blanc (par temps clair). En débordant le territoire de la commune à l'ouest, on parvient à Meylan et aux grands réservoirs. La route forestière s'y termine au bord d'un ravin où bouillonne le torrent des Jaillières. Le point de vue sur Grenoble est magnifique et la vision du ravin impressionnante. On peut y distinguer le site de la Fontaine Ardente.
L'hiver, l'enneigement permet souvent le ski de fond sur la route forestière.

3 - le secteur des éboulis : de nombreux sentiers montent de la route forestière vers la falaise ; quelques-uns sont signalés par des panneaux, comme celui de la Ruine. Celui menant à l'ancienne carrière du Mont-Garin n'est pas indiqué. L'emprunt de ces sentiers est cependant soumis aux précautions habituelles en montagne. Ils sont très peu fréquentés. On dit souvent à Biviers que, jusqu'à la route forestière, il n'y a aucun danger et qu'au-delà, il faut un casque.

4 - les sentiers descendant de la route forestière vers Meylan.
Ils se dirigent vers la plate-forme meylanaise de Château-Corbeau, puis vers la Fontaine Ardente ou même Rochasson (refuge d'oiseaux, divers animaux parqués) ou, plus loin, jusqu'à Corenc-le-Haut à travers le bois d'Avril.

On peut également accéder rapidement (en 20 minutes) à la Fontaine Ardente sans passer par la route forestière grâce à un sentier large et facile partant du haut du chemin goudronné de Montlivet, commune de Meylan (stationnement malaisé). On appelle Fontaine Ardente une émanation naturelle de gaz combustible (méthane) depuis une roche spongieuse et friable. Si on allume ce gaz, la flamme se maintient, mais elle ne résiste pas longtemps aux intempéries.

5 - les sentiers de la Tour d'Arces.
On peut bien sûr accéder facilement à la Tour d'Arces à partir du haut des Massons à Saint-Ismier. Mais on peut l'atteindre à pied à partir de Biviers : emprunter le chemin des Viers, puis traverser le plateau des Viers. Un sentier (boueux en temps de pluie) permet de descendre sur le torrent de Corbonne et de le traverser. On accède ensuite à la région des Combes sur Saint-Ismier où d'excellents sentiers accèdent à la Tour d'Arces. En les parcourant, on ne manquera pas de se rappeler l'histoire de cette illustre famille.
Le sentier continue vers Pierre Grosse, puis devient plus étroit et atteint un un belvédère remarquable dotée d'un panneau d'orientation sur Belledonne. Si l'on poursuit, on se dirige vers le Pas de la Branche (danger, voir ci-dessous). En redescendant du Belvédère, on peut traverser immédiatement le Corbonne et repasser sur Biviers par un sentier mal balisé et très escarpé (on est à 750 mètres d'altitude).

Excursions en montagne Quelques mots sur les itinéraires reliant le Grésivaudan à la crête du Saint-Eynard. Les tracés administratifs ont voulu qu'aucun de ces sentiers ne soit situé sur le territoire de Biviers, mais le bon marcheur passe vite d'une commune à l'autre.

On peut accéder à la crête en gros par cinq itinéraires, dont les trois premiers ne présentent aucune difficulté particulière.


La Chartreuse, vue d'avion
- le Saint-Eynard, accès par l'Ouest.
Ce sentier part du col de Vence (carrefour de la route du Sappey - D512 - avec la route de Clémencières) et passe par les remparts (en partie contournés, en partie franchis par des escaliers) avant d'accéder au fort. Très belle vue. Table d'orientation. On peut ensuite emprunter le tunnel et (ou) suivre le chemin de crête (une route carrossable accède également au fort).

- le chemin de crête à partir du Col du Coq.
On ira au col du Coq en voiture (parc) ; on attaque ensuite un sentier, le chemin de crête, qui longe la crête de la falaise jusqu'au fort du Saint-Eynard, souvent à distance respectable, parfois juste au bord ; il faut alors redoubler de prudence. Le sentier est loin d'être plat, comme on pourrait le croire vu d'en bas. Plusieurs dénivelées de près de cent mètres sont à monter et descendre. Le point le plus haut se situe au droit de l'alpage de l'Emeindras (chalet non ouvert). Il n'y a pas de difficultés spéciales, ni d'escalade, mais il s'agit tout de même d'une marche en montagne assez longue, avec les risques sous-jacents habituels.

- le sentier de la Faîta.
Le sentier normal part du haut de Saint-Ismier (du hameau des Massons ou du Manival). Mais il n'est pas interdit de partir du chemin des Viers à Biviers (c'est un peu plus long). Cet itinéraire comporte encore moins de risques que le chemin de crête. Il faut cependant bien rester sur le sentier, car parfois la pente traversée est abrupte. La montée est longue (plus de 2 heures), mais en sous-bois. Ce sentier était utilisé autrefois pour alimenter en fer à dos de mulet les forges des Chartreux. Il a également beaucoup servi au 19e siècle à approvisionner en vin les chartrousins. C'est dire qu'il est tout à fait praticable, même après les éboulements récents. Il ne comporte pas d'escalade.

- le Pas Guiguet
Ce sentier part du col de Vence (carrefour de la route du Sappey - D512 - avec la route de Clémencières). Pendant une heure environ, il est commun avec l'itinéraire mentionné plus haut (accès au fort du Saint-Eynard par l'ouest). A 1100 m d'altitude, dans un virage, un panneau indique à droite une variante passant par le Pas Guiguet. Cette variante est facile au début : on longe la falaise sous sa corniche ultime en côtoyant la roche d'un côté et une pente abrupte, mais boisée, de l'autre. Bientôt on parvient aux vestiges de l'ancien ermitage (très exigu) de Saint-Eynard.


Touristes biviérois au Pas Guiguet
Un quart d'heure plus tard, on arrive au Pas Guiguet, itinéraire aérien et impressionnant qui gravit le dernier pan de la falaise par une escalade ferraillée (câbles et échelons métalliques). On arrive sur le chemin de crête à environ 500 mètres du fort, juste à la verticale des grands réservoirs de Meylan (cette dernière partie du parcours a été interdite par la municipalité Tardy de Meylan et les dispositifs de sécurité démontés ; il s'agissait pourtant d'un itinéraire multimillénaire ! ).

- le Pas de la Branche
Cet itinéraire, mentionné sur les cartes, débute à la tour d'Arces en haut de Saint-Ismier, passe par Pierre Grosse et le Belvédère, puis longe en falaise la limite de Biviers. Peu pratiqué à l'heure actuelle, réputé très dangereux depuis le dernier éboulement, son accès a été interdit par la mairie de Saint-Ismier. Il comporte un passage câblé dont les fixations sont actuellement descellées.

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